Wallisellen, le 5 novembre 2026 – La Suisse reste l'un des pays les plus avancés en matière de transition écologique. Dans l'Allianz Green Transition Tracker 2026, elle figure toujours parmi les pays les mieux classés au monde, même si son indice de progression a légèrement reculé. Ce recul vient surtout d'une baisse de la part d'électricité bas carbone. Comme le mix électrique suisse est déjà largement décarboné, même une petite baisse pèse lourd. Au niveau mondial, la transition énergétique avance: les énergies renouvelables sont devenues pour la première fois la première source d'électricité, et les émissions de CO₂ d'origine fossile pourraient diminuer dès 2026. Cela ne suffit toutefois pas encore pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux. La neutralité carbone n'est aujourd'hui attendue qu'en 2064.
Allianz Green Transition Tracker 2026: le tournant des technologies propres – et pourquoi les émissions pourraient bientôt suivre
À l'approche de la conférence sur le climat COP31 à Antalya, la deuxième édition de l'« Allianz Green Transition Tracker » arrive à une conclusion claire: le monde se dirige bien vers la neutralité carbone, mais beaucoup trop lentement pour atteindre les objectifs climatiques. Le rapport «The clean-tech turning point and why emissions could soon follow» montre que les technologies propres résistent aux vents contraires politiques. Elles ne parviennent cependant pas à remplacer les combustibles fossiles assez vite pour limiter à temps les émissions mondiales et atteindre les objectifs de zéro émission nette.
Presque tous en bonne voie – mais pas assez vite
Le Tracker évalue 65 économies, responsables de 81 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon cinq indicateurs : l'intensité carbone et énergétique, les émissions par habitant liées à la consommation et au territoire, ainsi que la part des énergies bas carbone dans le mix électrique. Son indice de progression mesure le chemin parcouru par chaque pays depuis 2015 vers son objectif de zéro émission nette en 2050. Cette année, 56 pays ont amélioré leur score de 2 points en moyenne. Pourtant, seul un tiers environ des pays suit des trajectoires de réduction compatibles avec l'Accord de Paris. Le Luxembourg, le Danemark et l'Estonie sont en tête du classement, et les dix premiers sont tous des pays européens. La Colombie enregistre la plus forte progression (+16,5 points), grâce à l'essor de l'hydroélectricité et à de nouvelles capacités solaires. Les producteurs de pétrole du Golfe restent quant à eux en queue de classement. «Presque tous les pays vont dans la bonne direction. Le problème, c'est la vitesse. Au rythme actuel, le zéro net ne sera atteint qu'en 2064, soit 14 ans plus tard que prévu», déclare Patrick Hoffmann, économiste ESG chez Allianz Research. «Et le fossé climatique se creuse: les pays de tête prennent le large, tandis que les retardataires peinent à suivre.»
La Suisse reste dans le peloton de tête malgré un recul de son indice de progression
La Suisse perd quatre places et se classe désormais 8e de l'indice de progression. Son score a baissé de 2,9 points, à 43,7, alors que la moyenne mondiale a progressé de 2,0 points. La Suisse a ainsi déjà parcouru plus des deux cinquièmes du chemin vers ses objectifs de zéro émission nette. Elle devance la Lituanie (9e), la Finlande (10e) et les Pays-Bas (11e), mais se situe derrière le Luxembourg (1er), le Danemark (2e) et le Royaume-Uni (7e).
Ce recul s'explique surtout par un effet de base : avec une part de 97,7 % en 2025 (contre 98,1 % l'année précédente), la production d'électricité suisse est déjà presque entièrement bas carbone. Même une légère dégradation pèse donc lourd dans l'indice de progression (−21,9 points pour cet indicateur). La tendance positive se poursuit en revanche dans d'autres domaines. La part des véhicules électriques dans les ventes de voitures neuves est passée de 28 % à 34 %, les émissions totales sont restées stables et les émissions par habitant liées à la consommation ont baissé (+5,2 points pour l'indicateur correspondant). «Malgré le recul de son indice de progression, la Suisse reste parmi les pays les plus avancés en matière de transition écologique. Comme sa production d'électricité est déjà presque entièrement bas carbone, même de petites variations peuvent fortement influencer l'évaluation, sans pour autant signifier un retournement de tendance. Les progrès dans l'électromobilité et la baisse des émissions par habitant liées à la consommation sont des signaux encourageants. Il sera essentiel de préserver notre avance en matière d'électricité propre tout en continuant à réduire les émissions», déclare Katharina Utermöhl, Head of Thematic and Policy Research chez Allianz Research.
Une transition énergétique à deux vitesses
Les pays de la moitié supérieure du classement ont gagné en moyenne 2,6 points, soit près du double de ceux de la moitié inférieure (1,3). L'UE reste en tête (+2,2 points). Ses émissions n'ont toutefois baissé que de 0,2 % en 2025, alors qu'elles reculaient auparavant de 4 % par an en moyenne. À ce rythme, l'UE n'atteindrait ses objectifs qu'en 2057. Les États-Unis n'ont gagné que 1,2 point et glissent à la 41e place: leurs émissions ont augmenté pour la deuxième année consécutive et la production d'électricité à partir du charbon a progressé de 13 %. La Chine (+2,3 points, 43e) et l'Inde (+4,5 points, en hausse de cinq places à la 45e) montrent des signes de retournement. La croissance des émissions chinoises est pratiquement tombée à zéro, les véhicules électriques à batterie représentant près de la moitié des ventes de voitures neuves. L'Inde a enregistré sa première baisse d'émissions depuis 25 ans sans contraction économique.
L'électricité est devenue verte – et les technologies propres coûtent de moins en moins cher
En 2025, avec une part de 33,5 %, les énergies renouvelables ont dépassé le charbon (33,2 %) pour la première fois depuis plus d'un siècle et sont devenues la première source d'électricité au monde. Elles ont fourni 99 % de la nouvelle production d'électricité raccordée au réseau. La croissance des émissions mondiales a ainsi ralenti à 0,7 %, contre 1,5 % les deux années précédentes. La baisse des coûts continue d'accélérer la transition: la capacité de stockage par batteries installée chaque année est passée d'environ 2 GWh en 2015 à 307 GWh en 2025, grâce à une baisse de 91 % des coûts d'installation. Dans le même temps, l'écart de prix entre les voitures électriques à batterie et les véhicules à moteur thermique est passé de 49 % à 20 % depuis 2019. La prochaine phase dépendra autant des réseaux et du stockage que des nouvelles capacités de production. Les investissements dans les énergies propres augmenteront de 6,5 % en 2026, à 2 200 milliards de dollars US. Les dépenses consacrées aux réseaux progresseront de 21 % et celles consacrées au stockage de 36 %, tandis que les investissements dans la production d'énergies renouvelables devraient légèrement baisser.
C'est la géopolitique, et non la politique climatique, qui détermine les prix
La géopolitique envoie actuellement un signal-prix plus fort que la politique climatique. Elle fait ainsi grimper les prix du diesel et la demande de véhicules électriques. Selon les calculs d'Allianz Research, la hausse des prix du diesel due à la guerre en Iran équivaut à un prix du CO₂ de plus de 200 euros par tonne. Dans l'UE, les voitures électriques à batterie ont représenté 30 % des nouvelles immatriculations en septembre, soit une hausse de 11 points de pourcentage en un an. Une nouvelle vague de subventions aux combustibles fossiles fait toutefois peser un risque sur les progrès de l'Europe. Ces subventions restent environ 70 % plus élevées qu'avant la crise énergétique de 2022.
Perspectives: le pic des émissions est proche, mais une baisse durable n'est pas encore assurée
Allianz Research prévoit une baisse des émissions de CO₂ issues des combustibles fossiles cette année, malgré une croissance robuste de l'économie mondiale. Les principales raisons sont des technologies propres moins chères et des prix élevés des combustibles fossiles. Les principaux risques à court terme sont la hausse de la demande d'électricité et la saturation des réseaux électriques. L'IA et les centres de données pourraient à eux seuls augmenter les émissions mondiales d'environ 0,6 % d'ici 2030. De plus, des coûts de financement élevés, les barrières commerciales et l'incertitude politique pourraient ralentir le déploiement des technologies vertes. Il n'est donc pas certain que le pic des émissions soit déjà atteint. «Les émissions de CO₂ issues des combustibles fossiles pourraient baisser de 0,5 % cette année, alors même que l'économie affiche une croissance solide. Mais cela s'explique davantage par des technologies propres bon marché et un pétrole cher que par une politique climatique plus stricte», a déclaré Ludovic Subran, chef économiste et Chief Investment Officer d'Allianz. «Un choc de prix n'est pas une stratégie. Les gouvernements devraient résister à la tentation de l'amortir par de nouvelles subventions aux combustibles fossiles. Ils devraient plutôt consolider la transition par une tarification du carbone prévisible et des investissements plus rapides dans les réseaux et le stockage.»
Green Transition Tracker 2026: classement selon l'indice de progression (sélection de pays)
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Platz
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Land
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Fortschritts-
index |
Veränderung
Index (Pp) |
Veränderung
Platzierung |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Luxembourg | 61,2 | +2,2 | – |
| 2 | Danemark | 53,6 | +5,8 | – |
| 3 | Estonie | 48,9 | +5,8 | +2 |
| 4 | Portugal | 48,7 | +0,9 | −1 |
| 5 | Irlande | 46,3 | +3,4 | +1 |
| 6 | Norvège | 45,6 | +6,0 | +3 |
| 7 | Royaume-Uni | 44,7 | +1,8 | – |
| 8 | Suisse | 43,7 | −2,9 | −4 |
| 9 | Lituanie | 41,3 | +0,7 | −1 |
| 10 | Finlande | 37,7 | +4,0 | +4 |
| 12 | Allemagne | 36,2 | +2,4 | +1 |
| 17 | Espagne | 32,0 | +0,7 | – |
| 21 | France | 30,1 | +2,4 | −1 |
| 22 | Italie | 28,8 | +2,4 | – |
| 31 | Colombie | 25,3 | +16,5 | +23 |
| 38 | Japon | 21,9 | +2,6 | −1 |
| 41 | États-Unis | 18,9 | +1,2 | −1 |
| 43 | Chine | 15,6 | +2,3 | −1 |
| 45 | Inde | 14,6 | +4,5 | -5 |
Indice de progression: part du chemin parcouru entre la valeur de référence de 2015 et l'objectif de zéro émission nette en 2050 (0–100). Variations par rapport à l'édition précédente, sur la base de données cohérentes. Classement complet des 65 pays dans le rapport. Source: Allianz Research.
L'étude est disponible sur le site suivant:
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Die Allianz Suisse Gruppe ist mit einem Prämienvolumen von über 3.7 Mrd. Franken eine der führenden Versicherungsgesellschaften der Schweiz. Zur Allianz Suisse Gruppe gehören unter anderem die Allianz Suisse Versicherungs-Gesellschaft AG, die Allianz Suisse Lebensversicherungs-Gesellschaft AG, die CAP Rechtsschutz-Versicherungsgesellschaft AG und die Quality1 AG. Die Geschäftstätigkeit der Allianz Suisse Gruppe umfasst Versicherung, Vorsorge und Vermögen. Sie beschäftigt rund 3600 Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter und ist Teil der internationalen Allianz Gruppe, die in über 70 Ländern auf allen Kontinenten präsent ist. Seit dem Jahr 2000 ist das Unternehmen mit Spitzenpositionen im Dow Jones Sustainability Index (DJSI) vertreten. Aktuell ist die Allianz Branchenführerin im weltweit beachteten Nachhaltigkeitsindex.
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